Immobilière

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Marseille

MeilleursAgents publie la 96ème édition de son baromètre mensuel des prix de l’immobilier résidentiel.

Basé sur les promesses de vente signées entre le 1er et le 30 octobre 2017 qui se transformeront en actes authentiques dans les 3 prochains mois, ce baromètre est un indicateur avancé de l’évolution des prix de l’immobilier. Le mois d’octobre a confirmé la tendance de la rentrée. Les acheteurs ont décidé de prendre leur temps. Convaincus, à juste titre, que les taux d’intérêt resteront bas, les ménages à la recherche d’un logement préfèrent attendre que se précipiter. Les investisseurs marquent aussi une pause mais pour d’autres raisons. Les incertitudes pesant sur l’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI), l’encadrement des loyers à Paris et Lille (cf. ci-dessous) et les dispositifs d’incitations fiscaux les encouragent à reporter leurs achats voire à s’intéresser à d’autres classes d’actifs. La dynamique des prix s’en ressent. En province, la dynamique des prix reste majoritairement haussière. Toulouse +0,2%, Montpellier +0,4%, Nantes +0,6%, Lyon +0,7%, Nice +0,9% et Bordeaux +1,4%. Seules Lille (-0,2%), Strasbourg (-0,5%) et Marseille (-0,8%) voient leurs prix baisser. Il est vrai qu’à la différence de Paris, un ménage au revenu moyen bénéficie encore en province d’un bon pouvoir d’achat immobilier.

EXCLUSIF - Selon nos informations, ce prélèvement destiné à remplacer l’impôt sur la fortune ne rapportera que 850 millions d’euros par an, contre 4 à 5 milliards actuellement pour l’ISF. C’est un sujet qui pourrait mettre en difficulté la majorité présidentielle lors du débat budgétaire cet automne. La transformation de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en un impôt sur la fortune immobilière (IFI) risque de faire tanguer l’Assemblée, à droite comme à gauche. D’un côté, on plaidera pour une suppression totale de cet impôt, de l’autre pour son maintien, en tant que symbole fort de justice fiscale. Le montant des recettes attendues de ce nouvel IFI pourrait bien donner des arguments aux deux camps. Selon nos sources, cet impôt ne rapporterait que 850 millions d’euros chaque année, contre un peu plus de 5 milliards à l’heure actuelle pour l’ISF. 36 % d’actifs immobiliers A première vue, ce chiffre peut paraître étonnant dans la mesure où 36 % de l’assiette actuelle de l’impôt sur la fortune est composée d’actifs immobiliers. Il s’agit cependant d’une moyenne sur l’ensemble des 340.000 assujettis à l’ISF. D’une façon générale, plus les patrimoines sont conséquents, plus la part de l’immobilier diminue. « A l’observation de la composition du patrimoine des ménages les plus aisés, fournie par l’analyse des données de la World Wealth & Income database, il apparaît que la part du capital mobilier ne cesse de croître avec le revenu », indiquaient récemment les économistes de l’OFCE, dans une note mettant sérieusement en doute le chiffrage initial du gouvernement. Or le barème de l’ISF est progressif, ce qui explique qu’un allégement sur les valeurs mobilières uniquement soit plus favorable aux grandes fortunes. Coût revu à la hausse Ce rendement affiché de 850 millions d’euros entre en contradiction avec les évaluations communiquées par l’exécutif jusqu’à présent. Pendant sa campagne, Emmanuel Macron avait estimé le coût de sa réforme à 2 milliards d’euros. Durant l’élaboration du projet de loi de finances cet été, ce chiffre a été revu à la hausse, à 3 milliards d’euros. Il ne fallait pourtant pas en déduire que l’IFI rapporterait 2 milliards d’euros... En effet, le montant de 5 milliards d’euros souvent évoqué pour le rendement de l’impôt sur la fortune inclut le plafonnement de l’ISF, qui coûte chaque année autour de 1 milliard d’euros. En outre, les recettes de ces dernières années étaient gonflées temporairement par les encaissements de la cellule de régularisation des avoirs fiscaux non déclarés à l’étranger, à hauteur de 500 à 800 millions d’euros. Compte tenu de la fermeture à venir de cette cellule, cet effet ne se reproduira pas dans les prochaines années. Le gouvernement estime donc que le futur rendement de l’IFI doit être mis en regard d’un ISF rapportant 4 milliards, d’où l’estimation du coût budgétaire de la réforme à un peu plus de 3 milliards. Nombreux contentieux Quitte à préserver seulement 850 millions d’euros de recettes fiscales, faut-il vraiment maintenir l’ISF sur les actifs immobiliers ? La difficulté à délimiter l’assiette des actifs taxés risque en effet de nourrir de nombreux contentieux. C’est sans doute la position qu’adoptera la droite dans l’hémicycle. « Quitte à accepter une moins-value de 3 milliards, autant aller au bout de la réforme. Nous défendrons un amendement de suppression totale », assure dès à présent Gilles Carrez, député LR. Quant à la gauche et aux Insoumis, ils ne manqueront pas de souligner une nouvelle fois ce « cadeau fiscal » aux plus fortunés. Ingrid Feuerstein  Les Echos - 21/09/2017

Le compteur de l’immobilier s’emballe : 907.000 transactions dans l’ancien ont été conclues en 12 mois. Un niveau historique selon les Notaires de France. Comment le marché peut-il évoluer ? Réponses aux 5 questions clés. Nous ne sommes pas encore dans une situation de pénurie, mais avec 907.000 transactions en douze mois (chiffres arrêtés en mai 2017), les Notaires de France relèvent que les volumes de vente d’immobilier ancien ont atteint en France un niveau historique. Une situation qui pousse les prix à la hausse. Vendeurs comme acquéreurs se posent des questions auxquelles la dernière note de conjoncture des Notaires de France apporte des réponses. 1. Y a-t-il une bulle immobilière ? Pour les notaires, la réponse est sans conteste non, car la plupart des achats sont faits pour se loger, dans un marché d’utilisateurs à 90 %. En outre, ils estiment que la forte poussée des ventes est due à une phase de rattrapage. Enfin, même si dans l’absolu le chiffre de 907.000 transactions en douze mois représente un record, il doit être relativisé, compte tenu de l’augmentation du parc immobilier. La production de nouveaux logements est estimée à 1 % par an. Ainsi estiment les notaires, « il faudrait atteindre 930.000 transactions pour avoir un marché aussi dynamique que les 837.000 transactions sur 12 mois annoncées en mai 2006 (qui constituent toujours un record de rotation du parc), ce qui reste possible ces prochains mois ».

2. Quel est le rythme d’augmentation des prix ? Selon les observations des notaires, sur douze mois, la hausse est de +3,2 % pour les appartements et de +2,3 % pour les maisons (au 31 mars 2017). Une hausse qui s’amplifie en Île-de-France, avec une progression de +3,8 % par rapport au premier trimestre 2016. Les projections réalisées sur fin août grâce à l’observation des avant-contrats dessinent une poursuite de la hausse. « L’évolution annuelle serait ainsi de +1,2 % pour les maisons anciennes et, plus prononcée, de +4 % pour les appartements anciens », prévoient les notaires. « Les taux restent toujours bas et on peut imaginer que tant qu’ils ne remonteront pas fortement - suffisamment pour frapper les esprits en tout cas —, la mécanique actuelle ne sera pas cassée », estiment-ils. 3. Les prix augmentent-ils partout ? Non, les notaires observent quelques baisses dans quelques grandes villes : -9 % au Havre, -7 % à Brest, -4 % à Dijon et - 1 % Annecy. Il ne faut pas oublier également que, dans les petites villes ou dans les campagnes, les situations sont très contrastées. Dans les autres villes, les prix sont stables ou en hausse. Bordeaux sort du lot avec une spectaculaire progression de +15 % et vole au passage à Nice la place de deuxième ville la plus chère de France. « Besançon, Strasbourg, Nancy, Marseille et Lille affichent également des augmentations significatives, entre 5 % et 10 % » soulignent les notaires. Mais pour eux, « Paris reste le coeur du réacteur » avec un prix médian de 8.450 euros le mètre carré (+ 5,5 %) à la fin du premier trimestre, mais qui a encore augmenté ces derniers mois. MeilleursAgents.com évalue le prix moyen du mètre carré parisien à 8.796 euros en juillet. 4. Les loyers suivent-ils le rythme ? Pas du tout ! Alors que certaines villes connaissent de véritables envolées de prix, « les loyers n’augmentent pas », observent les notaires. Dès lors, les comportements des bailleurs comme des locataires pourraient changer. Côté locataires, ils pourraient trouver plus rentable de rester en location que de tenter un achat, sauf s’ils se délocalisent. Côté bailleurs, ils pourraient reporter leurs investissements dans les villes de province, qui n’ont pas encore été trop touchées par les hausses. 5. Quel sera l’impact de la fiscalité ? Les notaires sont inquiets. « A court ou moyen terme, c’est la perspective d’une nouvelle donne fiscale, plus que la légère remontée des taux que l’on constate, qui est susceptible d’enrayer la dynamique actuelle », estiment-ils. Parmi les changements qui pourraient avoir un impact négatif sur l’activité, ils relèvent le nouvel impôt sur la fortune immobilière qui viendrait se substituer à l’ISF, mais aussi la hausse de la CSG (+ 1,7 %) qui viendra alourdir l’impôt sur les plus-values. Il serait dommage d’enrayer la machine, notamment parce que les droits de mutation viennent alimenter les caisses des collectivités locales. « La fiscalité reste un levier à manier avec subtilité », concluent-ils. Car « quand l’immobilier va, tout va »... MARIE-CHRISTINE SONKIN Chef du service Patrimoine | Le 21/07/2017 En savoir plus sur https://patrimoine.lesechos.fr/immo...

Les Notaires de France ont enregistré pas moins de 907 000 transactions immobilières entre mai 2016 et mai 2017. Selon la dernière note de conjoncture des Notaires de France, le marché immobilier français a établi un nouveau record. En effet, entre mai 2016 et mai 2017, 907 000 transactions ont été réalisées. Des chiffres qui dépassent assez largement ceux enregistrés un an plus tôt : 824 000 transactions entre mai 2015 et mai 2016. Un dynamisme du marché qui a permis à bon nombre de vendeurs de se séparer de leurs biens rapidement sans avoir besoin, dans la plupart des cas, de concéder une remise de prix. Revers de la médaille, les prix de l’immobilier sont en constante augmentation depuis 2016, surtout pour les appartements anciens. C’est le cas notamment à Bordeaux où les prix au m² au 1er trimestre 2017 atteignent désormais 3 550 € (+15,5 % sur un an), soit la plus forte poussée en France. Viennent ensuite Nîmes (+11,1 %), Mulhouse (+8,7 %) et Lille (+8,5 %). Sans surprise, Paris tient le haut du classement avec un prix au m² de 8 450 € (+5,5 %). S’agissant des maisons anciennes, l’évolution moyenne des prix a été plus contenue (+2,3 %) que celle des appartements anciens (+3,2 %). Toutefois, dans certaines villes, les prix ont nettement augmenté : Nancy affiche la hausse la plus forte (+10 %), suivi par Bordeaux (+9 %), Béthune et Tours (+8 %). Des baisses de prix ont toutefois été relevées à Toulouse (-5 %), Dunkerque (-4 %) et Avignon (-3 %). Notaires de France - Note de conjoncture immobilière, juillet 2017 Fabrice Gomez Les Echos Publishing - 17/08/2017

Les impôts locaux sont calculés d’après la valeur locative cadastrale de votre logement au 1er janvier. Qu’il s’agisse de la taxe foncière sur les propriétés bâties, de la taxe d’habitation ou encore de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères, les impôts locaux sont calculés d’après la valeur locative cadastrale de votre logement au 1er janvier. Cette valeur est censée représenter le loyer annuel théorique que pourrait rapporter votre logement s’il était loué dans les conditions normales du marché. « Or il suffit de regarder son avis d’imposition pour comprendre que cette valeur ne reflète pas du tout la réalité du marché locatif. A titre d’exemple, la valeur locative d’un deux pièces dans le 9e arrondissement à Paris tourne autour de 6 000 euros. Ce qui correspond à un loyer théorique de 500 euros par mois ! On voit bien que cela n’a aucun sens » explique Brigitte Boyer, avocat associé chez Fidal. Et pour cause ! La méthode actuelle de détermination des valeurs locatives repose sur une démarche en plusieurs étapes, peu lisible pour les contribuables, qui fait référence au marché locatif de 1970. Elle repose sur une évaluation par comparaison qui consiste à classer tous les logements d’une même commune dans une catégorie correspondant à des locaux de référence : il y 8 catégories allant de « nettement somptueux » (catégorie 1) à « aspect délabré » (catégorie 8). Premier écueil de cette démarche déjà pointé en 2009 par la Cour des comptes : ce classement laisse une large part à l’appréciation individuelle de telle sorte que des biens similaires peuvent se retrouver classés dans des catégories différentes selon les communes. Ensuite à chacune de ces catégories est associé un tarif au m2 qui fait référence aux loyers pratiqués au 1er janvier 1970. Ce tarif a ensuite été actualisé en 1980. Mais depuis cette date, il est revalorisé chaque année par application d’un coefficient forfaitaire fixé au niveau national par la loi de finances (1,018 pour 2013). Or cette revalorisation uniforme ne tient pas compte des évolutions locales de sorte que l’écart se creuse entre les valeurs locatives et les loyers réels pratiqués. Le calcul de la surface pondérée Autre biais de cette méthode d’évaluation : la détermination de la surface pondérée. Elle consiste à appliquer différents correctifs à la surface réelle du logement pour tenir compte de l’importance des pièces, de la situation de l’immeuble, de son état d’entretien, de la présence d’un ascenseur ... Puis on ajoute des « équivalences superficielles » qui sont censées refléter les éléments de confort de votre logement. Or ces éléments de confort qui ont été également déterminés dans les années 70 n’ont plus de réelle signification aujourd’hui, compte tenu des standards actuels de l’habitat : par exemple, le raccordement d’un immeuble au tout à l’égout a pour effet de majorer la surface de votre logement de 3m2 ; idem si votre logement est équipé d’un vide-ordures ou dispose d’un WC particulier. Avec cette méthode, la surface pondérée d’un appartement de 80 m2 situé au 3e étage d’un immeuble récent sans caractère particulier en centre ville de Melun disposant de trois chambres et de tous les éléments de confort ressort ainsi à 147 m2. La réforme des valeurs locatives sur les rails En juillet dernier, dans le cadre du pacte de confiance et de responsabilité, le gouvernement s’est engagé à mettre en oeuvre une révision des valeurs locatives des locaux d’habitation. L’objectif est de recaler les bases d’imposition sur les valeurs actuelles des loyers de marché, d’abandonner toute référence à des locaux de référence et au principe des équivalences superficielles et de mettre en place un dispositif de mise à jour permanente. Pour y parvenir le gouvernement envisage de collecter directement les données - caractéristiques des locaux et des loyers pratiqués - directement auprès des 22 millions de propriétaires concernés en leur adressant un formulaire du même type que celui qui existe déjà pour déclarer les changements survenus dans le logement : travaux d’agrandissement, installation d’une piscine...« Le coup d’envoi de la réforme et les grands principes méthodologiques retenus devraient être inscrits dans le projet de le loi de finances rectificative qui sera déposé en fin d’année » précise Franck Claeys. Cette première étape serait suivie d’une phase d’expérimentation en grande nature dans 3 ou 4 départements. La révision générale des valeurs locatives serait menée en 2016 et 2017 pour aboutir à l’automne 2018 par l’envoi des premiers avis d’imposition contenant les nouvelles valeurs locatives révisées. « L’idée n’est pas d’augmenter les ressources des collectivités mais de redonner un minimum d’équité en opérant un transfert de charge fiscale entre les contribuables. Il y aura forcément des perdants et des gagnants » ajoute F. Clayes. C’est la raison pour laquelle il y aura une période de « lissage » dans le temps des valeurs locatives réévaluées afin que le transfert se fasse en douceur ... Les Echos - 08/10/2013 par NATHALIE CHEYSSON-KAPLAN

Le pouvoir d’achat immobilier continue à progresser sensiblement depuis deux ans, d’après la 3ème édition de l’indicateur MeilleursAgents.com et Empruntis. Mais les contrastes restent importants d’une ville à l’autre. Le détail des dix grandes métropoles régionales sélectionnées par l’étude.

En dépit d’un marché immobilier tendu et d’une légère hausse des taux du crédit immobilier depuis juin, le pouvoir d’achat immobilier des Français a continué à s’améliorer doucement depuis deux ans, constate le dernier indicateur publié par le réseau MeilleursAgents.com www.meilleursagents.com/ et le courtier en crédit Empruntis www.empruntis.com/ . Celui-ci prend en compte quatre items : les revenus nets des ménages ville par ville, d’après des données Insee, les taux d’intérêt par région constatés par Empruntis sur vingt ans, les prix immobiliers au m2 selon des estimations de MeilleursAgents.com et les critères d’octroi du prêt immobilier (33 % d’endettement, apport de 5 % et emprunt sur vingt ans). En observant l’évolution du pouvoir d’achat immobilier dans dix grandes métropoles régionales, le baromètre montre que les disparités géographiques sont fortes (voire tableaux). Un constat également dressé par la dernière édition du baromètre Capacim (Université Paris-Dauphine et Crédit Foncier). D’après l’indicateur MeilleursAgents.com et Empruntis, toutes les villes ne sont en effet pas logées à la même enseigne, même si de janvier 2012 à septembre 2013, « le gain de pouvoir d’achat concerne sensiblement toutes les villes, observe Sébastien de Lafond, président de MeilleursAgents.com, en raison d’une baisse des prix limitée et d’une hausse des revenus favorables dans la période ». En resserrant l’étude de janvier 2013 à septembre 2013, les Parisiens demeurent en bas du classement, malgré des revenus très supérieurs à la moyenne (5.178 euros par mois en moyenne pour un ménage en septembre 2013). Avec une capacité d’achat de 37 m2 au 1 septembre 2013 (35 m2 en janvier 2013), ils peuvent ainsi s’offrir presque moitié moins de mètres carrés qu’un Strasbourgeois ou un Rennais. Baisse des prix à Marseille Déjà vainqueurs de la précédente édition de l’indicateur, les Strasbourgeois sont rejoints au premier rang (sur dix) par les Rennais. Il fait bon vivre dans ces deux villes où l’on achète le plus de mètres carrés, 70 m2 précisément, en fonction de ses revenus disponibles : 2.726 euros en moyenne par ménage à Rennes et 2.766 euros à Strasbourg. Toutefois, sur la période, le pouvoir d’achat immobilier a un peu reculé à Rennes (- 0,5 m2) ainsi qu’à Strasbourg (- 1,9 m2), en raison d’une remontée des prix immobiliers et/ou des taux. Avec 66 mètres carrés de pouvoir d’achat immobilier, Nantes demeure également bien classée, en troisième position. A la 7ème place, Marseille, où le revenu moyen mensuel d’un couple s’établit à 2.256 euros, se démarque par le gain le plus important de pouvoir d’achat immobilier en neuf mois, passant de 55 m2, en janvier 2013, à 58 m2, en septembre 2013. Le recul des prix (de 2.784 euros par m2 en moyenne en janvier 2013 à 2.630 euros/m2 en septembre 2013) explique en partie cette progression. Les Echos - 24/09/2013 par ANNE-SOPHIE VION

Le réseau d’agences immobilières Orpi a publié avec Ipsos la première édition d’un baromètre du « bien logement » en sondant huit grandes métropoles françaises. Pour éclairer plus concrètement le débat récurrent sur la question du « bien ou du mal logement » en France, le réseau d’agences immobilières Orpi www.orpi.com/ a décidé d’interroger les Français sur leur propre perception dans ce domaine dans huit grandes métropoles françaises (Paris et son agglomération, Marseille, Lyon, Toulouse, Nantes, Strasbourg, Bordeaux, Lille). Les conclusions de ce premier baromètre du « bien logement » des Français réalisé avec Ipsos sont « surprenantes, contiennent beaucoup de paradoxes et sont mêmes inquiétantes à certains égards », a commenté Bernard Cadeau, président d’Orpi.

Heureux vieux propriétaires de petites villes, malheureux jeunes locataires d’Ile-de-France Première source d’étonnement, les Français se déclarent à 89% satisfaits de leur logement et ils sont même 34% à se dire vraiment satisfaits. Parmi ces derniers, sans réelle surprise, les plus contents sont propriétaires (44%), ont 60 ans et plus (44%). Ils résident dans des communes de moins de 20.000 habitants (39%), en maison individuelle (43%) de cinq pièces ou plus (47%) et disposent de revenus supérieurs (44%). A l’inverse, les moins heureux de leur logement sont locataires (20%), âgés de 18 à 24 ans (29%) et habitent dans l’agglomération parisienne (24%). « Ce profil se retrouve aussi dans les autres grandes métropoles régionales, a précisé Bernard Cadeau. En outre, les moins contents de leur sort vivent dans un studio ou un deux pièces (16%), en habitat collectif (20%) et leurs revenus sont modestes (25%). Parmi les 34 % les plus satisfaits, la carte par villes du « bien vivre » en France fait ressortir le classement suivant : Lyon prend la palme avec 34 % de « vraiment satisfaits », devant Nantes (33%), Lille, Bordeaux (32%), Toulouse, Marseille (31%) et Paris (24%). Le Graal de la maison individuelle Vivre dans une maison individuelle avec un jardin ou une terrasse fait toujours figure d’idéal en termes de logement. La maison fait rêver 79% des Français interrogés, aussi bien ceux habitant déjà en pavillon (91%) que ceux résidant en logement collectif (60%). Or, comme l’ont récemment observé les Notaires de Paris-Ile-de-France,qui présentaient l’activité immobilière au deuxième trimestre 2013, « dans les programmes de constructions neuves, les maisons ont pratiquement disparues. » Parmi les critères du logement idéal figurent juste, après le numéro un, « avec un jardin et terrasse » (61%), l’item « proche de tous commerces et services » (31%), devant ceux « avec plus de superficie, de volume » (28%), « situé dans un quartier sûr » (27%), et « proche de votre lieu de travail/d’études » (23%). Bien sûr, dans les attentes des Français, l’influence des critères locaux est prépondérante. Ainsi, à Paris, 32% des interrogés demandent plus de superficie et de volume et 33% souhaitent un logement au pied des transports et bien desservi. Tandis qu’à Marseille, 46% invoquent le critère d’un logement situé dans un quartier sûr et 17% celui d’un logement sécurisé. La volonté d’initier des projets immobiliers est toujours très vivace. « Mais il y a un décalage entre les envies et la réalité de ce que l’on peut fair e , observe Bernard Cadeau, qu’illustre la pression sur les prix immobiliers. » Ainsi un Français sur 4 dit avoir un projet immobilier dans les douze mois qui viennent. Ils sont 40% a en avoir un dans les trois ans. Mais parmi ces 40 %, 23% ont le projet d’acheter et 12% le projet de vendre. Dès lors conclut le baromètre « 11% soit 5,5 millions de Français auront des difficultés à concrétiser leur projet d’achat. » Un des facteurs de résignation des ménages face à l’achat immobilier est le temps supposé pour le mener à bien. Selon l’enquête, « 59% des Français se disent démoralisés d’avance par le délai de réalisation de leur projet immobilier en résidence principale. » Ils pensent devoir y consacrer 35 mois en moyenne et même 41 mois à Paris et 43 mois à Marseille. Alors que, souligne le président d’Orpi, « dans notre réseau, en étant réaliste, il faut compter environ 12 mois pour réaliser un projet. » Les Echos - 16/09/2013 par ANNE-SOPHIE VION

Depuis le 1er septembre, la durée de détention d’un bien immobilier est ramenée à 22 ans pour pouvoir bénéficier d’une exonération totale de l’impôt sur la plus-value. Le gouvernement a aussi mis en place un abattement exceptionnel de 25%.

C’est à la fois une bonne nouvelle pour les investisseurs, pour les détenteurs de résidences secondaires et pour les finances des collectivités locales. La réforme des plus-values immobilières est en vigueur depuis le 1er septembre. Elle concerne les propriétaires de résidences secondaires mais aussi les logements destinés à la location. Une mesure qui intervient alors que le marché immobilier, notamment en province, est sinistré, avec comme principal marqueur, une chute des transactions dans l’ancien et une baisse des constructions dans le neuf. Principale mesure de cette réforme, les plus-values immobilières seront à-présent exonérées d’impôts au-delà de 22 ans de détention du bien immobilier en question, contre 30 ans précédemment. La loi de finances rectificative pour 2011 avait en effet porté cette durée de détention à 30 ans, contre 15 ans auparavant, contribuant ainsi à gripper une partie du marché, celui des résidences secondaires. En revanche, pas de changement pour les prélèvements sociaux de 15,5 % qui ne seront exonérés qu’au bout de 30 ans. Le montant de l’impôt reste de 19 %. Un système d’abattements Le gouvernement a présenté cet été les modalités d’application de cette réforme et notamment le système des abattements dans le calcul des impôts et des prélèvements sociaux, soit :
- Au titre de la plus-value : 6 % de la 6ème à la 21ème année et 4 % la 22ème année
- Au titre des prélèvements sociaux : 1,65 % d’abattement de la 6ème à la 21ème année, puis 1,6 % la 22ème année et 9 % de la 23ème à la 30ème année. Un rythme beaucoup moins rapide donc que pour les plus-values de cession. Pas d’abattement exceptionnel pour les SCPI Par ailleurs, le gouvernement a prévu, pour essayer de redynamiser le marché immobilier, un abattement exceptionnel de 25 %, applicable au 1er septembre 2013 au 31 août 2014, avec toutefois quelques restrictions concernant les cessions de parts de société à prépondérance immobilière (comme les SCPI ou les FIP par exemple), les cessions de biens à un proche (descendants, ascendants, pacsé, concubin notoire...). « Ces nouvelles modalités d’imposition devront être intégrées dans la loi de finances pour 2014 », rapportent dans un communiqué les Notaires de Paris-Ile-de-France, qui rappellent au passage que « les terrains à bâtir ne sont pas concernés par cette réforme ». Les Echos - 01/09/2013 par PIERRICK FAY

Les taux immobiliers continuent de reculer dans quatre des dix plus grandes villes de France, selon Meilleurtaux.com. Et Marseille tire son épingle du jeu avec des taux records sur 15 et 20 ans. En un an, leur pouvoir d’achat immobilier a grimpé de 10 mètres carrés.

Les habitants de Marseille ont de la chance. Non seulement, les prix de l’immobilier ont reculé de 1,8% à 3.069 euros/m2 sur les trois premiers mois de l’année, selon les chiffres du baromètre Seloger.com, mais la ville est aussi en tête du palmarès des taux de crédit immobilier les plus bas. Selon cette enquête réalisé par Meilleurtaux.com dans les dix plus grandes villes de France, sur 15 ans, le meilleur taux négocié à Marseille ressort à 2,54% et monte à seulement 2,64% sur 20 ans. Strasbourg arrive en deuxième position (2,46% sur 15 ans, mais 2,78 % sur 20 ans), alors que Nantes complète le podium (2,70% sur 15 ans et 2,85 % sur 20 ans). En queue de peloton, Nice, Paris et Lyon où les taux (hors assurance proposés entre le 1er et le 15 avril) dépassent encore 3% sur 20 ans, des niveaux toutefois historiquement bas. « Actuellement, à Marseille et dans ses environs, les banques se livrent à une concurrence très forte nous permettant d’obtenir au cas par cas pour certains profils jusqu’à 1 point de décote », explique Jacques Donneaud, le directeur de l’agence Meilleurtaux.com à Aubagne. « En proposant des prêts sur deux lignes, une sur 10 ans et une sur 20 ans, nous offrons même à nos clients un taux à 2,50%, du jamais vu ! ». Entre la baisse des taux et le recul des prix dans l’ancien (de 4% en un an selon lacoteimmo.com), le pouvoir d’achat immobilier des Marseillais a cru de près de 10 m2 par rapport à avril 2012. Ils peuvent acheter en moyenne 73,6 m2 avec un remboursement de 1.000 euros sur 20 ans, contre 64 m2 un an plus tôt. Pour le même endettement, un Parisien ne peut s’offrir que 20,8 m2 et un Lyonnais 48 m2. Seuls les Strasbourgeois peuvent obtenir une surface plus grande (79,9 m2). Globalement, comme le constate aussi l’Observatoire du Crédit Logement, les taux de crédit immobilier restent orientés à la baisse. « En avril, les meilleurs taux négociés reculent encore dans 4 des plus grandes villes, à Marseille, Nantes, Bordeaux et Toulouse », selon le courtier Meilleurtaux.com. En attendant un éventuel coup de pouce de la Banque centrale européenne, de plus en plus incitée à annoncer une nouvelle baisse de ses taux d’intérêt directeurs.

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